La même assurance vie peut servir à épargner 100 € par mois, organiser des revenus à la retraite ou placer 400 000 €. La méthode ci-dessous évite de donner la même réponse à des situations différentes.

1. Diagnostic patrimonial

La première étape consiste à identifier les revenus, charges, épargne disponible, dettes, patrimoine immobilier, contrats existants, âge, situation familiale et fiscalité. Sans ce diagnostic, le choix du contrat reste superficiel.

2. Objectifs et horizon

Chaque poche d'argent doit avoir un rôle : sécurité, retraite, projet, revenus, transmission ou diversification. Un objectif à deux ans n'a pas la même allocation qu'un objectif à quinze ans.

3. Profil de risque

Le risque n'est pas une case administrative. Il faut mesurer la capacité financière à subir une baisse et la réaction émotionnelle probable. Les unités de compte ne garantissent pas le capital.

4. Frais et documents

Avant souscription, il faut lire les documents d'information, comparer les frais sur versement, de gestion, d'arbitrage, de supports et de gestion pilotée. Le coût réel doit être expliqué avant décision.

5. Bénéficiaires et transmission

La clause bénéficiaire doit être relue dès l'ouverture, puis après mariage, divorce, naissance, décès, remariage ou versement important. Elle est centrale pour les grosses sommes.

6. Suivi annuel

Une revue annuelle vérifie l'allocation, les frais, les retraits, les bénéficiaires et l'évolution des objectifs. Un contrat ancien peut rester utile, mais il peut aussi devenir inadapté si les supports ou frais ne suivent plus.