L'ancienneté fiscale ne suffit pas à juger un contrat. Il faut croiser frais, supports disponibles, performance nette, objectifs, retraits prévus et clause bénéficiaire.
Documents à rassembler
- Conditions générales et dernier avenant.
- Dernier relevé annuel et historique des versements.
- Tableau des frais du contrat.
- Répartition actuelle entre fonds euros et unités de compte.
- Clause bénéficiaire actuelle.
- Options : gestion pilotée, arbitrages automatiques, rachats programmés.
1. Lire les frais réels
Les frais de versement, de gestion, des supports, d'arbitrage et de gestion pilotée doivent être additionnés. Un contrat ancien avec frais élevés peut rester utile, mais il faut le comparer à ce qu'il coûte réellement.
2. Vérifier les supports
Certains contrats anciens proposent peu de supports ou des supports devenus peu compétitifs. La question n'est pas seulement la performance passée, mais la capacité du contrat à répondre à l'objectif actuel.
3. Mesurer l'enjeu fiscal
Avant un rachat ou un changement important, il faut vérifier la date d'ouverture, les dates de primes, la part de gains et l'abattement éventuellement disponible après huit ans. Voir aussi la page fiscalité assurance vie.
4. Relire la clause bénéficiaire
Mariage, divorce, naissance, décès ou famille recomposée peuvent rendre une clause ancienne inadaptée. La clause doit être cohérente avec la volonté actuelle et le reste du patrimoine.
5. Décider : garder, arbitrer, ouvrir un autre contrat
Fermer un contrat ancien n'est pas toujours pertinent. Il peut être préférable de le conserver, d'arbitrer, de réduire les versements futurs ou d'ouvrir un autre contrat plus adapté pour les nouveaux versements.